Connexion
Déjà collecté
5 947
Objectif
3 500
51 Contributeurs
169.9%
Réussi


Texte



Amour, cuir et beauté... une belle histoire.

Il était une fois une petite maroquinière qui, au détour d’une formation, découvrit…. la cordonnerie !

Sous la houlette d’un patron talentueux et audacieux, je me suis retrouvée de but en blanc à piquer des antiglissoirs sur une paire de souliers pour homme de chez Hermès, flambants neufs ! Comme ça, sans échauffement… comme apprentissage pour démarrer, on ne fait pas beaucoup plus stressant. Ce moment de trac et de concentration intenses m’a profondément marquée, et depuis lors, je n’ai pas cessé de rêver de chaussures.

Les années ont passé, les coups de marteau et de tranchet se sont multipliés, et me voici à l’aube de concrétiser mon rêve le plus cher : ouvrir une cordonnerie pour tous, dans ma ville, en Finistère.

Car force est de constater que les cordonneries disparaissent…. Vous l’avez remarqué ?

Mais où vont donc les Bretons des Monts d’Arrée et des Montagnes noires pour faire ressemeler leurs chaussures, raccourcir leur ceinturon, réparer la bandoulière, changer les fers, remplacer le zip des bottines, élargir les souliers douloureux, changer le fermoir du sac à main, les œillets des snickers ? Que deviennent donc ces articles qui ne demandent qu’à reprendre vie entre des mains qualifiées ?

Châteauneuf-du-Faou, capitale de Haute Cornouaille, peut déjà compter sur une solide équipe de commerçants généreux qui œuvrent énergiquement pour dynamiser la vie du centre-ville. Une cordonnerie pour les habitants et pour les environs, ce serait une authentique valeur ajoutée, une perle de plus au collier.

Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous

Mais le savoir-faire et la passion ne suffisent pas pour ouvrir boutique, et c’est là que VOUS intervenez.

J’ai déjà acquis les machines les plus lourdes, indispensables pour le ressemelage : deux vieilles bécanes qui ronronnent merveilleusement. Un jour, faites-moi penser de vous conter l’inénarrable épopée de leur transfert !

J’ai aussi les établis, l’éclairage, les machines et l’outillage pour la maroquinerie sur-mesure et la gainerie d’art, tout un arc-en-ciel de cuirs, de bobines et de teintures. J’ai même un amoureux hyper motivé et multitâche impatient de vivre l’aventure avec moi, calé dans ses starting-bloc, prêt à partir.

Alors" yapluka" ? Pas tout-à-fait.... Il me manque encore quelques indispensables, sans lesquels je n’ouvre pas une cordonnerie.

Je dois m’équiper de machines qui servent à élargir les chaussures et les bottes, d'un réactivateur à ampoule pour décoller les vieux patins et talons, et d'un extracteur avec électrodes pour retirer les fixations des talons hauts (1300 € rien que pour ces quelques machines). Je dois me constituer un stock de patins, talons, bombouts, croupons, synderm, pointes, clous, outils de cordonnier, colles, soufflette, consommables comme les boucles, œillets, rivets etc. Je dois encore me procurer des bacs, des chariots, et des étagères de rangement pour l’indescriptible attirail de l’atelier (et j’espère bien que vous viendrez visiter), mais aussi des présentoirs pour la boutique, une caisse enregistreuse, et surtout une belle vitrine, une jolie façade et une enseigne. Je gage qu’avec 3500 €, un peu d’astuce et beaucoup d’huile de coude, je devrais réussir à mener à bien l’aventure.


Et si quelques business Angels venaient à se glisser parmi vous et que le montant dépasse l'objectif de cette collecte, alors ça voudrait dire moins de stress, et j'investirais aussi dans quelques machines non absolument indispensables mais qui facilitent grandement le travail en cordonnerie et en maroquinerie (talonneuse, pareuse, presse ortho etc).

Des souliers si jolis si légers...

Titulaire d’un CAP de maroquinerie de luxe, je ne me voyais pas trop piquer de la fermeture à glissière au kilomètre pour des grandes marques. Je me suis donc débrouillée pour effectuer mes périodes d’apprentissage auprès d’autres métiers du cuir, qu’on n’enseigne plus aux maroquiniers. Ainsi, auprès d’artisans réputés, j’ai eu la chance de m’initier à la gainerie d’art (ou l’art de recouvrir un objet de cuir, partiellement ou totalement, comme un fourreau de pipe, de canne, une rampe d’escalier, un coffret, un meuble etc), à la sellerie (j’ai pu apprendre ainsi la couture main à l’ancienne avec la pince sellier), et la cordonnerie. Le coup de foudre a été si fort que j’y suis restée.

N'hésitez pas à visiter mes deux pages Instagram pour avoir des visuels de mes réparations et de mes créations sur-mesure, @sophie.lanini et @sophielanini. Mes pages LinkedIn et Facebook sont beaucoup moins alimentées mais vous pouvez quand-même les utiliser pour me contacter.