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Objectif
1 500
19 Contributeurs
89.3%
Réussi

F(L)OU

Suite à la réalisation, en été 2021, de mon premier court-métrage, en association avec La Courte Prod, je me lance dans un nouveau projet.

Pour "Tes fleurs intérieures" nous avions aussi eu recours à un financement participatif. Le projet mené à bien, je reviens sur la plateforme afin de vous expliquer "F(l)ou", un court-métrage qui me tient à cœur, nécessitant plus de moyens, et qui sera suivi une fois encore, par l'association La courte prod.

La Courte Prod est une jeune association qui vise à réaliser et à produire des courts-métrages dans notre région.




Affiche du dernier projet de Romane Leblanc

Lien du film: https://youtu.be/BFAteaDfh0Q

Je m'appelle Romane Leblanc et je crée des univers cinématographiques à travers le rythme de dialogues, les décors et les couleurs. 

A propos de F(l)ou

Pitch

     Une jeune fille sortant d'un hôpital psychiatrique essaye de se reconstruire dans une réalité qu'elle avait perdue et des relations dont elle n'avait plus l'habitude.


Présentation du projet

  • Origine:

Suite à un premier court-métrage dont l'un des personnages avait des troubles psychiatriques, j’ai eu envie de créer ce second film, qui se consacre entièrement à un trouble et le personnage qui le porte.

  • Objectifs:

Ce court métrage a pour but de divertir et de permettre à toute l’équipe qui y participera de tourner un film avec du matériel semi-professionnel / professionnel.

De plus, je compte mettre en avant des parties du territoire Costarmoricain dans notre court-métrage (en partenariat avec les communes concernées).

Enfin, je pense que ce film pourrait montrer ce qu’est un trouble psychiatrique psy dans la vraie vie en brisant clichés et tabous.

  • Lieu de réalisation :

Le projet sera réalisé dans les Côtes d’Armor, dans l’agglomération de Saint-Brieuc et Leff Armor communauté. 

  • Période de mise en oeuvre :

Je souhaite réaliser ce tournage du 24 au 28 octobre 2022.

Cependant, les conditions sanitaires étant toujours incertaines, je projette d’autres dates (décembre 2022) afin d’être certaine de pouvoir réaliser le projet dans de bonnes conditions si cela s’avérait impossible aux dates initiales.


Moodboard

Note d’intention

Avec, comme symptôme principal, une peur excessive de l'abandon, les personnes au trouble borderline représentent 19% des gens suivis en clinique externe de psychiatrie. Ils aboutissent à l’hôpital à cause de crises incontrôlables ou de tentatives de suicide : Ce sont des incurables «pognés» entre la psychose et la névrose. À mi-chemin entre la lucidité et la folie.


dans le rôle de "Jo", Emie Baron


Jo fait partie de ces 19%. De retour après 2 mois à l'hôpital, elle tente de se réadapter à sa vie, habitant désormais pour la première fois avec son frère. Elle doit gérer cette peur que lui aussi, à son tour, l'abandonne, suivant les traces de ses nombreuses familles d'accueil. Ses 2 amis, Lison et Gaspard, l'aident dans cette adaptation, grâce à l'acceptation du trouble avec lequel elle vit.


Suite à un premier court-métrage dans lequel l'un des personnages était bipolaire, sans que cela soit central, j'ai voulu écrire ce nouveau scénario où le point principal serait un trouble et le quotidien de la personne qui le porte. Les troubles bipolaires et borderlines sont très souvent confondus par les psychiatres. C'est pourquoi me concentrer sur l'un puis l'autre était pour moi important.


Peignant Jo entre réalité et rêve, ce film touchera une esthétique parfois peu réaliste mais pourtant bien fidèle aux ressentis du personnage. Le but en sera donc de créer chez le spectateur l'impression de distorsion de réalité que le personnage vit lui-même, par ses émotions hypersensibles. En effet, Jo a peur de l’abandon, sa vie affective est instable et elle fait face à la colère, au sentiment de vide, à la crise de panique, à l’anxiété, à l’impulsivité, à une distorsion de la réalité et à une perturbation de son identité. Son mal-être se manifeste sous la forme de comportements suicidaires et autodestructeurs. Ses relations sociales sont fragiles.


Il est important pour moi de créer plus de rôles  neuro-atypiques dans le milieu du cinéma. Le manque de représentation mène à une stigmatisation et à des clichés qui empêchent beaucoup de personnes atteintes de savoir vivre avec leur trouble en l'assumant car celui-ci sera jugé, ou négligé. Il faut montrer la difficulté de porter cela, dans une société qui pense qu'un trouble rend la personne atteinte dangereuse pour autrui. Ce n'est pas le cas.


Le frère de Jo, Niels, représente la partie peu informée de la population, qui se voit confronté à son ignorance par le comportement de sa sœur. Il est doux et protecteur, représentatif à lui seul de la famille entière de Jo. Mystérieux, sa vie n'a pas non plus été simple. Pourtant, le développement plus faible du personnage montre qu'il préfère se mettre en retrait afin de tout donner à Jo.


Gaspard, l'un de ses deux amis, est la preuve vivante pour Jo qu'on ne l'abandonnera pas toujours. Il représente un point stable par lequel elle prend confiance.


Lison, elle, sa deuxième amie, est l'exutoire dont elle a besoin ; extravertie et rassurante par sa façon d'être présente et compréhensive émotionnellement, elle est également un repère stable. Le duo brise sa solitude, lui permettant d'être elle-même.

 

Dans le film "Mommy" de Xavier Dolan, un adolescent au même trouble borderline est turbulent. Je voulais par "F(l)ou" dépeindre cette même conflictualité familiale tout en gardant un lien très fort. Cependant, Jo, au contraire du Steve de "Mommy", voit sa solitude comblée grâce à la présence de ses deux amis. Ce choix permet à mon personnage une survie un peu plus certaine, gardant une once d'espoir dans la difficulté de vivre avec ce trouble. La fin est ouverte et tend vers une rage de vivre, de continuer. Son trouble est plus léger et le soutien qu'elle a laisse l'histoire plus légère. Je voulais par là montrer qu'il est possible d'avancer malgré tout ça.


Visuellement, les mondes se séparent entre celui de Jo et ceux des autres personnages. Jo se trouve dans des décors patchworks surréels. Niels, lui, a un environnement bien rangé et cadré, pour un besoin de repères, de garder sa vie en contrôle, à l'inverse de Jo. 

Lison est souvent en blanc fluide, appartenant à la rêverie, au ciel, à cette chose pure, rassurante et naturelle: elle est très lunaire. 

Gaspard, au contraire très terre à terre et présent, se dépeint en couleurs brunes de nature.


Les lumières rendent souvent un ensemble qui ressemble au souvenir, avec un ton nostalgique. L'ambiance générale, à l'image de la série "Euphoria" de Sam Levinson, s'apparentera à une soirée d'été aux lumières artificielles, puis à un lendemain matin aux tons violets: un monde pour lequel le soleil se lève, venant souligner l'once d'espoir qui s'en dégage peu à peu. Le spectateur se placera dans les yeux de Jo, les traits seront grossifiés et forts. Ce parti pris m'importe car il permettra une compréhension plus réelle de ce qu'est le trouble borderline, à vivre.


Par tout cela, j'espère pouvoir donner un portrait réaliste et artistique d'une personne dont le neuro-atypisme détermine la façon d'appréhender la vie.


L'équipe se composera de:

  • Une réalisatrice

  • Une Scripte

  • Un assistant réalisateur

  • Une assistante mise en scène

  • Un chef Opérateur

  • Une assistante caméra

  • Deux opérateurs son

  • Un machiniste

  • Deux électriciens

  • Deux costumière

  • Deux maquilleuses

  • Deux décoratrices

  • Trois régisseurs

  • Une cadreuse Making of


L'équipe sur le tournage d'autres projets.

Le casting se compose de :

  • 4 acteurs principaux

  • 20 figurants (présents sur deux journées de tournage)


Budget: nos besoins


Dépenses

Recettes

Détails :

Montant :

Détails : 

Montant :

Régie : 






 

Maquillage :


Essence :


Costumes et décors :


Location matériels :


  • Vidéo :


  • Son : 


  • Lumière :


Marge


Achat de matériels :


Loyer, électricité :

900,0 €







200,00 €


400,0 €


200,0 €